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JACQUES-P. TREMBLAY

Professeur titulaire
Faculté de médecine
Département de médecine moléculaire


Coordonnées
Centre de recherche : CHU de Québec
Adresse :

2705, boulevard Laurier, local RC-9300
Québec
Québec
G1V 4G2
Canada

Téléphone : +1 (418) 525-4444, poste 42186
Télécopieur : +1 (418) 654-2753
Courriel : jacques-p.tremblay@crchul.ulaval.ca

Intérêts de recherche
Dr Tremblay a obtenu un Ph.D. en neurosciences de l’Université de Californie à San Diego en 1974. Il a par la suite fait des études post-doctorales avec le Dr Louis Poirier à l’Hôpital Enfant-Jésus à Québec. Il est devenu en 1976 professeur adjoint et en 1985 professeur du département d’anatomie et de physiologie de l’Université Laval. Il a été directeur de ce département de 1987 à 1997.

Il est un pionnier de la recherche sur les thérapies cellulaires et géniques. Il travaille en effet depuis 1987 à mettre au point un traitement pour les myopathies récessives, plus particulièrement la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Cette maladie est caractérisée par l'affaiblissement progressif des muscles squelettiques. L'affaiblissement devient évident vers l'âge de cinq ans lorsque le patient commence à avoir des difficultés à marcher. Le patient est confiné à la chaise roulante vers l'âge de dix ans. Le patient meurt entre l'âge de 17 et 23 ans en raison de la faiblesse des muscles respiratoires. Le gène responsable de cette maladie a été découvert en 1987. Il code une large protéine, appelée dystrophine, localisée sous la fibre musculaire. L'absence de cette protéine chez les patients DMD rend les fibres musculaires encore plus vulnérables à l'exercice. Les fibres musculaires endommagées sont réparées par la prolifération de cellules souches musculaires logées près de chaque fibre musculaire et appelées cellules satellites au repos et myoblastes lorsqu’elles prolifèrent. Malheureusement, les fibres musculaires réparées sont toujours dépourvues de dystrophine et seront endommagées de nouveau. Les cycles répétés de dégénération et régénération mènent à la sénescence des myoblastes et donc à une capacité diminuée de régénération menant à la faiblesse des muscles. En 1987, il a été démontré que la DMD est due à une mutation du gène de la dystrophine qui résulte en l’absence de cette protéine sous la membrane de la fibre musculaire. Le traitement potentiel poursuivi par le groupe du Dr Tremblay est basé sur la transplantation de myoblastes obtenus d’un donneur sain. Son groupe de recherche a démontré dans des modèles animaux que la transplantation de myoblastes normaux permet de rétablir l’expression de dystrophine dans les fibres musculaires. Ce résultat a aussi été confirmé lors d’un essai clinique de Phase I chez des patients DMD immunosupprimés avec le tacrolimus.

Pour éviter le recourt à une immunosuppression soutenue nécessaire pour des greffes de cellules allogéniques, son groupe de recherche poursuit aussi des travaux de thérapie génique ex vivo, c’est à dire l’introduction dans les myoblastes du patient en culture à l’aide de vecteurs viraux et non-viraux de gènes permettant de corriger des dystrophies récessives. Cette approche de transplanter des myoblastes corrigés génétiquement est aussi une thérapie possible pour plusieurs myopathies récessives dont la myopathie héréditaire à corps d’Inclusion (Hereditary Inclusion Body Myopathy, HIBM). Dr Tremblay a en effet récemment démontré qu’il est possible d’introduire le gène normal (appelé GNE) avec un lentivirus dans les myoblastes de patients HIBM.

Son équipe a aussi récemment démontré qu’il est possible chez la souris d’éviter l’immunosuppression soutenue pour la greffe de cellules allogéniques en développant un chimérisme du système immun de l’hôte ce qui induit une tolérance immunologique centrale. Le développement de tolérance immunologique serait éventuellement applicable à la greffe de myoblastes mais aussi à la greffe de d’autres sortes de cellules et même à la greffe d’organes.

Projets
Development of immunological tolerance in monkeys for therapies of muscular dystrophies based on cell transplantation.

Développement de thérapies cellulaires et géniques pour la dystrophie musculaire à corps d'inclusion (HIBM).

Immune tolerance to transplanted myoblasts.

Improving MPC transplantation by increasing IGF-1 of MGF stimulation.

Principales publications
Camirand G, Stéphan L, Rousseau J, Sackett MK, Caron NJ, Mills P, Kurtz J, Sykes M, Rothstein DM, Tremblay JP. Central tolerance to myogenic cell transplants does not include muscle neoantigens. Transplantation. 2008; 85(12):1791-801. PMID : 18580473.

Quenneville SP, Chapdelaine P, Skuk D, Paradis M, Goulet M, Rousseau J, Xiao X, Garcia L, Tremblay JP. Autologous transplantation of muscle precursor cells modified with a lentivirus for muscular dystrophy: human cells and primate models. Mol Ther. 2007; 15(2):431-8. Full text

Skuk D, Goulet M, Roy B, Piette V, Cote CH, Chapdelaine P, Hogrel JY, Paradis M, Bouchard JP, Sylvain M, Lachance JG, Tremblay JP. First test of a high-density injection protocol for myogenic cell transplantation throughout large volumes of muscles in a Duchenne muscular dystrophy patient: eighteen months follow-up. Neuromuscul Disord. 2007; 17(1):38-46. Full text

Skuk D, Goulet M, Roy B, Chapdelaine P, Bouchard JP, Roy R, Dugre FJ, Sylvain M, Lachance JG, Deschenes L, Senay H, Tremblay JP. Dystrophin expression in muscles of duchenne muscular dystrophy patients after high-density injections of normal myogenic cells. J Neuropathol Exp Neurol. 2006; 65(4):371-86. PMID : 16691118.

Stephan L, Pichavant C, Bouchentouf M, Mills P, Camirand G, Tagmouti S, Rothstein D, Tremblay JP. Induction of tolerance across fully mismatched barriers by a nonmyeloablative treatment excluding antibodies or irradiation use. Cell Transplant. 2006; 15(8-9):835-46. PMID : 17269453.